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Nous vous proposons dans cette rubrique des nouvelles du web gai et lesbien, un « paysage » en perpétuelle mutation. Si vous avez des informations succeptibles de s'insérer dans ces pages ou si vous voulez nous faire partager vos réactions, n'hésitez à nous écrire à :
observatoire@netgai.com.
01/2002 - Gay Provence, une belle initiative de promotion touristique.
Gay Provence (www.gay-provence.org) est la toute première association, créée par un groupe de lesbiennes, de gays et sympathisants, destinée à promouvoir une région auprès des communautés homosexuelles en France et à l'étranger. Cette association loi 1901 est présidée par Catherine Roulaud, qui a une exploitation agricole et un élevage de chèvres dans le Lubéron.
Gay Provence est une initiative pour l'instant unique en son genre. Il s'agit d'un réseau de différents prestataires gays et lesbiens (hôtels, restaurants, chambres d'hôtes, guides, etc.) qui coopèrent pour la promotion d'une bien belle région. Nous souhaitons lui voir faire émules dans d'autres régions francophones...
Gay Provence organise des randonnées, à pied, à cheval, ou à vélo, des séjours (route de la lavande, le mont Ventoux, etc.), des séances d'oenologie, des cours de cuisine, et bien d'autres choses. Sous une forme associative et conviviale, Gay Provence propose les services d'une véritable agence de voyages thématique dédiée aux gays et lesbiennes.
Le site particulièrement bien réalisé et riche en contenus est absolument indispensable à toute préparation d'un voyage en Provence.
01/2002 - Nouvelle régie publicitaire pour le portail Gayvox.
L'amical rapprochement entre Citégay (leader des portails gays et lesbiens français) et Gayvox (sympathique outsider un peu plus haut-de-gamme) semble se confirmer puisque à compter du 1er février 2002, la régie publicitaire de Gayvox (www.gayvox.com) sera confiée à Régiegay (www.regiegay.com) (avec Hi Media). D'autres rapprochements et synergies entre les deux sites semblent à l'étude.
01/2002 - Des nouvelles du Gayscope de Gayvox.
Nous vous annoncions en octobre dernier la création par le portail Gayvox (www.gayvox.com) d'un cd-rom comportant un guide des établissements et des associations gays et lesbiennes en France : le Gayscope. Il devait être publié à 100 000 exemplaires, diffusés par le réseau presse et les établissements gays en France. Le lancement, prévu le 1er mars 2002, faisait l'objet d'un partenariat avec l'opération Sidaction (Ensemble Contre le Sida) et le cd-rom devait intégrer un dossier multimédia de prévention en collaboration avec Aides et le Crips.
Selon Patrick Elziere, président et fondateur de Gayvox (ex-Fosfoo, ex-Phospho...), ce projet de cd-rom est reporté suite à une certaine inertie de la part certaines grandes associations de lutte contre le sida. Le bénéfice de la vente du cd-rom était pourtant au profit du Sidaction... Et la publication à grande échelle d'un guide multimédia de prévention ne pouvait que plaire à tout le monde. Suite à différents renvois de balle entre les associations et les atermoiements de certains, le partenaire Club-Internet (www.club-internet.fr), qui offrait le pressage du cd-rom, s'est un peu refroidi (le cd comportait en contre-partie un kit de connexion Club-Internet).
Le projet n'est par pour autant tombé à l'eau et serait peut être repris avec la collaboration de Sida Info Service. Mais il faudra sans doute être patient...
En attendant, le Gayscope version web sera lancé en fanfare le 1er mars prochain. Cette version web bénéficie d'un partenariat avec Tribumove.com, Petitfuté.com, le SNEG et... Citégay.com ! Devant l'étonnement que peut susciter un partenariat avec un portail gay qui peut apparaître comme concurrent de Gayvox, Patrick Elziere réagit : « Nous avons avec William [Pettex-Sorgue] de Citégay et d'autres pris le parti que nous avions chacun nos identités, nos approches et que nous pouvions sur certains points et développements s'apporter mutuellement des synergies et des idées. » Voilà donc une amicale synergie qui honore le web gay et lesbien francophone.
01/2002 - Les soldes RégieGay : tout à moins 50 %.
RégieGay (www.regiegay.com), la régie publicitaire du portail Citégay.com (citegay.com), non seulement joue la transparence des prix sur son site web, mais lance aussi une opération inédite dans la vente d'espace publicitaire : les soldes de janvier !
Ainsi, par exemple, une bannière classique affichée 1000 fois vous coûtera 7,62 euros au lieu de 15,24 euros, soit un prix/pap de 0,00076 euros (5 centimes de francs) [pap : page vue avec publicité].
L'offre est valable pour toute opération commandée avant le 31 janvier. Tout nouveau client bénéficie en outre de 5 % et RégieGay pratique le traditionnel 15% agence.
Par ailleurs, nous vous parlions des chiffres de fréquentation du portail en novembre dernier (cf. novembre 2001) : depuis, RégieGay publie les chiffres officiels de 628.964 visiteurs uniques par mois et 54 millions de pages vues (Weborama novembre).
01/2002 - Citégay s'envoie en l'air avec Citegaytravel.com.
Après l'assurance complémentaire santé (cf. novembre 2001), le portail gay français Citégay (citegay.com) se lance aujourd'hui dans la commercialisation de voyages. Fruit d'un partenariat avec le groupe Accor (accor.com), leader européen de l'hôtellerie et des services qui y sont associés, Citégay Travel (citegaytravel.com) propose pour l'instant des vols secs nolisés (charters) et deux séjours organisés pour les Gay Games 2002 à Sydney en Australie.
Les vols secs sont ceux d'une agence spécialisée dans le domaine, Go-Voyages (govoyages.fr). Le Groupe Accor possède une participation de 38.5% dans le capital de Go Voyages depuis mai 2000. Lobjectif de ce partenariat capitalistique et industriel est de promouvoir sur chaque destination : un siège davion (Go Voyages) une chambre dhôtel (Groupe Accor) une location de voiture (Accor est partenaire d'Europcar).
Les séjours sur Sydney (12 jours à partir de 1275 euros) sont des produits créés par Accor Tour, le voyagiste du groupe Accor, qui s'appuie sur le réseau hôtelier du groupe (Novotel, Sofitel, Mercure, Ibis, Formule 1). Accor possède 17 hôtels à Sydney.
Il est bien sûr aussi possible de réserver sur Citégay Travel une chambre du Groupe Accor n'importe où dans le monde (3632 hôtels de toutes catégories). La galaxie de services Citégay continue donc de s'étendre. Gay.com devrait commencer à s'inquiéter...
01/2002 - Projet de télévision gaie et lesbienne en France.
Le portail Gay.com nous annonce la création de la première chaîne de télévision destinée aux gays et lesbiennes qui verra le jour cette année en France :
« Elle est baptisée TV Pride, et sera lancée par la société Fit Europe, qui prépare également le lancement de Top Form, une chaîne thématique pour la forme, le bien-être et l'équilibre.
TV Pride arrivera sur le Net en mars prochain, et sur le câble et le satellite à l'automne. Elle diffusera ses programmes de 6 heures à 2 heures du matin. Elle sera une chaîne "glamour, au style enjoué, qui manie subtilement la légèreté et le sérieux" indique Fit Europe.
Chacun devrait y retrouver divertissement, culture, tendances, magazines de société, séries, et films. Ces rendez-vous multiples ont pour ambition de refléter les diversités, les sensibilités et les attentes particulières de la communauté gay et lesbienne. » [source Gay.com].
Étrangement, lorsque que l'on essaye la probable adresse Web de cette chaîne de télévision (www.tvpride.com), on tombe sur une page sans aucun texte de présentation mais comportant un très important logo Gay.com... (Ce nom de domaine a été déposé par SPF2M FitEurope à Neuilly-sur-Seine.) Post-scriptum : 24 heures après la publication de cette information, la page de tvpride.com n'est plus accessible. On arrive désormais sur une page qui nécessite une autorisation signée "PlanetOut Partners - X-Change.Net". Nous vous rappelons que PlanetOut Partners est le groupe propriétaire de Gay.com. À suivre...
01/2002 - Têtu s'offre homo.fr pour Noël.
La société CPPD (Communication Presse Publication Diffusion), éditrice du magazine Têtu, a fait l'acquisition des noms de domaine homo.fr, homosexuel.fr et homosexualite.fr.
Depuis le lundi 24 décembre, les deux premières adresses redirigent les internautes vers tetu.com, le site du magazine.
La CPPD a également acquis les domaines tetu.biz et tetu.info mais n'a pas réservé à temps le domaine tetu.fr qui est détenu par Marie-Andrée et Frédy Tétu, un couple d'orthophonistes à Béziers! [source Media-G].
01/2002 - Fr.gay.com proposerait-il des jeux illégaux en France?
Tout internaute français est assez surpris de découvrir, en ayant cliqué sur l'onglet jeux du portail fr.gay.com, des jeux proposant de gagner de 76 à 152 Euros (Le Jackpot Mykonos (!) et Le Video Poker). Ces jeux de casino proposant de gagner de l'argent sonnant et trébuchant sont à priori totalement interdits par la législation française.
Des visiteurs nous ont également signalé que notre organisme de statistiques, Weborama.fr, avait remplacé sans prévenir leur logo en pied de nos pages par une publicité pour des casinos en ligne. Comme quoi, nul n'est à l'abri....
La différence, c'est que Gay.com ne présente pas cela comme de la publicité mais bien comme un service intrinsèque au portail, la participation étant assortie à une inscription au site.
Après examen, si le jeu ne semble pas demander de mise de départ, il est curieux de trouver sur la même page une publicité d'un vrai casino en ligne (en fenêtre pop-up, Casino On Net). Un marketing plutôt troublant.
| DROIT DE RÉPONSE DE FR.GAY.COM. 29/01/2001.
Gay.com n'opère pas cette plateforme de jeux directement : Tous ces jeux sont administrés et créés par l'un des leaders en France www.quedesjeux.com <http://www.quedesjeux.com> qui respecte scrupuleusement la législation française bien complexe en la matière et dispose de références éloquentes.
Les jeux de www.quedesjeux.com <http://www.quedesjeux.com> sont parfaitement légaux en France. En effet les jeux de hasard (type machine à rouleaux) sont des jeux "gratuits et sans obligation d'achat" comme l'oblige la loi française.
Les frais de participation (connexion Internet) sont remboursés sur simple demande à l'adresse du jeu.
La dotation en argent n'a jamais été interdite dans les jeux, seul l'accès aux jeux doit rester gratuit.
Les jeux de casino ne sont pas prohibés tant qu'ils respectent le principe d'accès gratuit.
Les plus grands media ou marques proposent tous des jeux de hasard avec de la dotation en argent.
De plus les règlements complets des jeux de www.quedesjeux.com <http://www.quedesjeux.com>, sont disponibles sur le site ou par simple demande à l'adresse du jeu, et sont validés et déposés chez huissier.
Pierre Jouanny,
Vice President Europe,
PlanetOut Partners.
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| LE POINT-DE-VUE DE NETGAI. 30/01/2001.
Comme le précise M. Jouanny, la législation française est bien complexe en la matière de jeux et loterie. Et nous ajouterons que la majorité des sites qui proposent des jeux rémunérés en argent sont soit hors-la-loi soit profitent d'un certain flou juridique.
Rappelons le cadre juridique général :
La loi du 21 mai 1836 prohibe les "loteries de toutes espèces", cette notion est appréciée au regard de 4 éléments posées par la jurisprudence :
- loffre au public du jeu,
- lespérance dun gain pour le participant,
- lintervention du hasard,
- le sacrifice pécuniaire du participant.
Le délit de loterie est constitué par la réunion de ces 4 éléments, dès lors pour être légale, une loterie doit échapper à au moins lun de ces critères.
De fait, la loterie doit être gratuite et sans obligation dachat, le participant ne doit engager aucun frais pour jouer que ce soit pour lobtention dun bulletin de participation ou pour des frais de connexion au site (de tels frais constituent un sacrifice pécuniaire : TGI de Lille, 21 avril 1995).
Le protocole de remboursement des frais de connexion n'est pas encadré par la loi. La proposition de la société Quedesjeux.com (6 FF par mois) est arbitrairement forfaitaire et ne tiens pas compte du genre de connexion de l'internaute ni de la durée qu'il passe sur les jeux. La notion de "sacrifice pécuniaire du participant" est encore en plein flou juridique en ce qui concerne le domaine de l'Internet. Il serait tout à fait prouvable qu'un internaute puisse faire un sacrifice pécuniaire supérieur à 6 F en frais de connexion sur les jeux de Quedesjeux.com. Et combien d'internautes feront cette demande de remboursement lourde et compliquée ?
Concernant Fr.Gay.com, nous précisons les points suivants :
comme sans doute beaucoup d'internautes, nous avons "loupé" la page de règlement des jeux et comme aucun rappel n'y est fait dans les jeux eux-mêmes et sur la page d'inscription au portail, cette page nous a complètement échappée. Nous avons manqué de vigilance et publions de bonne grâce le rectificatif de PlanetOut Partners qui précise les points essentiels du règlement.
Nous n'accusons nullement Fr.Gay.com de mauvaise foi, ni n'insinuons qu'il y a volonté de tromperie, nous nous interrogeons seulement sur la parfaite légalité de ces jeux.
Quant au "marketing plutôt troublant" que nous évoquons (la collusion de ces jeux "légaux" qui ont l'apparence de vrai jeux de casino, machine à sous et poker, et d'une importante publicité pour Casino On Net apparaissant en pop-up quand on accède à la page des jeux), nous vous renvoyons à l'excellent article du Journal du Net "Casino en ligne : quand les grands noms de l'Internet français jouent avec la loi" http://www.journaldunet.com/0201/020114casino.shtml.
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Sommaire de lObservatoire Netgai.
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