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Nous vous proposons dans cette rubrique des nouvelles du web gai et lesbien, un « paysage » en perpétuelle mutation. Si vous avez des informations succeptibles de s'insérer dans ces pages ou si vous voulez nous faire partager vos réactions, n'hésitez à nous écrire à :
observatoire@netgai.com.
10/2001 - Gay.com change de look.
Le portail Gay.com (fr.gay.com) adopte une nouvelle mise en page qui laisse un goût d'inachevé et fait déjà regretter l'ancienne. Plus moderne, elle est aussi plus froide. Si le site britannique a déjà adopté cette charte graphique, bizarrement le site américain ne l'a pas encore adopté (la France est-elle un marché test?). On regrette aussi la francisation défectueuse de la navigation avec un bouton "personals" pour les petites annonces et la très mauvaise intégration des publicités (notamment des "skycrapers"). On observe également que la partie dévolue au rédactionnel est vraiment réduite à la portion minimale, l'essentiel de l'écran étant consacré aux nombreuses publicités, à la navigation et aux liens transversaux. Sur un petit écran, les textes se retrouvent sur une justification très étroite d'une lecture assez pénible. Sans compter la navigation dynamique qui fonctionne très mal dans certaines configurations. Gay.com aurait peut-être dû attendre un peu avant de mettre en ligne...
Par ailleurs, à la suite de Citégay (www.citegay.com), Gay.com lance son service "Annonces premium" payant qui permet l'accès aux contenus "adulte" (45 FF/mois, ce qui est bien plus cher que Citégay). Sur un forum du site, un internaute écrit "j'apprécie vraiment ce site, mais là c'est pousser le bouchon un peu trop loin!" et conclue "ce système ne vous réussira pas!". L'avenir le dira...
10/2001 - Cybersquatting, la suite...
Merci à Robert qui nous signale qu'Olivier Monnot, rédacteur en chef de Gay.com (fr.gay.com), a non seulement déposé les adresses chirac2002.com et jospin2002.com mais aussi tetu.org, yarps.net, advendice.org. Est-ce encore avec l'objectif "de développer des sites satiriques" ?
Dans le même domaine, un petit malin (Bruno Cambin dans le département du Cher) a déposé le nom de domaine gayvox.org le 9 septembre dernier... Juste au moment où Fosfoo.com devenait Gayvox.com.
10/2001 - Gayvox.com prépare le lancement d'un Cd-rom multimédia.
Ce cd-rom devrait comporter un guide des établissements et des associations et être publié à 100 000 exemplaires diffusés par le réseau presse et les établissements gays en France. La marque Gayscope a été créée pour l'occasion. Le lancement le 1er mars 2002 sera d'envergure et fait l'objet d'un partenariat avec l'opération Sidaction (Ensemble Contre le Sida). Le Cd-rom intégrera un dossier multimédia de prévention en collaboration avec Aides et le Crips, et aussi un kit de connexion Internet, plus un clip musical d'un ou d'une artiste français. Des annonceurs comme Adia et ZeBank soutiendront le projet. Le prix du Gayscope sera de 40 FF (combien d'euros?) qui doivent revenir à l'association ECS.
10/2001 - La pub Christian Dior sur le site de Têtu, difficile d'y échapper.
Le site du magazine Têtu (tetu.com) comporte actuellement une publicité particulièrement envahissante (voir copie d'écran sous MSIE/Window 98) pour le nouveau parfum Higher de Christian Dior. Si avec Windows, cela fonctionne à peu près correctement, avec Internet Explorer 5 sur Macintosh, cette publicité empêche totalement dans certaines circonstances la consultation du site (voir copie d'écran). Agaçant et techniquement pas du tout au point. Sûr, on se parfumera avec autre chose... En souhaitant que ce type d'intrusion publicitaire ne se généralise pas sur le web.
10/2001 - Grande refonte du site Media-G.
Créé en 1997 par Jean-Philippe Olszowy, Media-G (media-g.net) se veut l'observatoire du traitement de l'homosexualité dans tous les médias (télévision, presse écrite, radio, cinéma, livres, musique, spectacles). Il est animé par une équipe de bénévoles de l'Europe francophone qui veulent attirer l'attention sur les représentations, autant positives que négatives, des gays et des lesbiennes dans les médias grand public, représentations qui sont un indicateur de l'état de l'homophobie dans la société.
Media-G propose une "alerte" par e-mail à ses abonnés pour les avertir de la moindre apparition du thème homosexuel dans n'importe quel média.
En tant que site de référence, Media-G a rapidement rencontré le succès et c'est en partie pour y faire face que le site se livre aujourd'hui à un grand chantier de refonte. La partie émergée de l'iceberg étant sans doute la nouvelle interface, plus sobre, plus moderne et plus rapide à afficher. Les archives sont progressivement restructurées afin de permettre un accès optimal à la quantité impressionnante de documents accumulés au fil de l'histoire du site : 3000 alertes, 300 vidéos, 1000 articles de presse, 500 films et 600 critiques, 100 séries télé, 700 livres... Le tout agrémenté d'un indispensable moteur de recherche.
C'est aussi l'occasion pour Media-G de s'enrichir d'une nouvelle rubrique consacrée au media Web : «Internet peut aujourdhui être considéré comme un média à part entière et mérite une couverture plus complète et plus critique qu'une simple collection de liens.
Pour toutes ces raisons, lancienne rubrique "Liens" de Media-G est supprimée pour laisser la place au média "Web" qui bénéficiera du même traitement que le cinéma, la presse, etc. Ainsi, comme nous le faisons déjà pour les autres médias, nous vous proposerons désormais de découvrir ici les initiatives bonnes ou mauvaises du web généraliste ou homo dans sa représentation de lhomosexualité.»
Animé de la ferme volonté d'être une référence gratuite et indépendante, Media-G est un site particulièrement utile à la communauté. L'équipe de Netgai partage pleinement sa motivation.
10/2001 - La fin de Gai-éros.
Le très populaire site québécois Gai-éros (gai-eros.eu.org) représentait plus de 1000 histoires érotiques du monde entier en français pour les gais, les lesbiennes et les bis. Un moteur de recherche permettait de sélectionner les histoires correspondant à ses fantasmes personnels. Une section interactive permettait de participer à l'écriture dun roman collectif, au déroulement dune histoire à fins multiples ou simplement à des activités d'écriture pour néophytes.
Il a aujourd'hui disparu et on ne peut que le regretter. Gai-éros était le site phare de "l'érotisme textuel" dans un web érotique aujourd'hui complètement dédié à l'image. Il constituait aussi une sorte d'archive et de mémoire collective des fantasmes gais et lesbiens. On pouvait réellement parler de littérature homo-érotique francophone.
Si quelqu'un à des nouvelle de Patrice Boucher, l'auteur du site, ou sait ce qu'il est advenu de Gai-éros, qu'il nous le fasse savoir (olivier@bdmultimedia.fr).
Sommaire de lObservatoire Netgai.
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