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Nous vous proposons dans cette rubrique des nouvelles du web gai et lesbien, un « paysage » en perpétuelle mutation. Si vous avez des informations succeptibles de s'insérer dans ces pages ou si vous voulez nous faire partager vos réactions, n'hésitez à nous écrire à :
observatoire@netgai.com.
08/2001 - Des incertitudes sur l'avenir du portail Yarps.
Spray.fr (spray.fr), ex-diva de la Net-économie et maison mère du portail gai Yarps.fr (Yarps = Spray à l'envers), a été racheté il y a un an par le géant Lycos. Aujourd'hui, Lycos vient de liquider Spray.fr et un message indique que "l'e-mail et les services Spray cesseront bientôt". Le portail Yarps (www.yarps.fr) ayant été réduit à sa plus simple expression depuis quelques temps, on peut croire à sa très prochaine disparition à l'image de Spray. Mauvaise saison pour les sites gays français...
08/2001 - Le Gai Pied, fin d'une histoire ?
Le site GaiPied.fr (Éditions du Triangle Rose), tout ce qui restait du défunt et mythique hebdo gai français des années 80, a semble-t-il disparu du paysage du web gai et lesbien. Hébergeant les archives 1986-1992 du journal et de nombreuses pages d'associations, il laisse un vide certain.
Il reste toujours www.gai-pied.com, site pornographique payant, promettant "les mecs les plus bandants du net", qui utilise visiblement la notorité de la marque Gai Pied de façon frauduleuse.
Les deux autres adresses déposées par les Éditions du Triangle Rose (www.rezo.fr, www.netgate.fr) sont également inopérantes. Nous n'avons pas d'autres informations.
Mise à jour janvier 2002 : les Éditions du Triangle Rose (SARL créée en 1979), éditrices du Gai Pied Hebdo, du Guide GPH, et du site Gai Pied, ont été mises en liquidation le 26 juin 2001 par le Tribunal de Commerce de Paris. Adieu le gai pied !
08/2001 - Projet X, adieu ?
Tout comme Gaipied.fr, ProjetX (www.projetx.com), le site du magazine des hommes qui aiment le sexe à la dure et sous toutes ses formes, semble avoir lui aussi rendu les armes. La nouvelle page d'accueil nous promet "New Version In Progress". À suivre... (Le nom du site est déposé par Netgate).
Mise à jour janvier 2002 : la société PX Presse (SARL créée en 1996, société du groupe Gai Pied) a été mise en liquidation le 9 août 2001 par le Tribunal de Commerce de Paris. Netgate (SARL créée en 1996) avait été liquidée peu avant, le 18 avril. Adieu Projet X !
08/2001 - Le chat de Citégay devient payant.
Citégay (citegay.fr) vient de rendre l'accès à ses "chats" sexe payant. William Pettex-Sorgue, son président, s'en explique dans un entretien publié en RealAudio à la une de son site. Il déclare que, malgré "les invectives de certains internautes", Citégay se devait "de mettre en oeuvre la protection des mineurs pour respecter la loi" et que par ailleurs "on ne fait pas ça pour gagner de l'argent". Le paiement par carte bancaire permet "d'être sûr que les internautes sont majeurs". Le coût du service est annoncé à 89 FF pour 6 mois et 149 FF pour un an. William Pettex-Sorgue laisse entendre que dans un bref avenir l'accès aux petites annonces sexe sera également payant, toujours dans une optique de protection des mineurs. Dans la suite de l'entretien, il concède qu'il s'agira aussi d'une nouvelle source de revenus pour l'entreprise, appréciable en ces temps de récession publicitaire. Il indique que les bandeaux publicitaires autrefois vendus 140 FF pour mille affichages se négocient aujourd'hui à tout au plus 30 FF. Bien que Citégay ne souffre pas de la pression des investisseurs ("Citégay n'a pas d'investisseurs, heureusement, parce qu'on serait foutu"), il lui faut boucler son budget de fonctionnement (30 000 FF de bande passante, 12 serveurs, salariés, etc.).
Par ailleurs, William Petter-Sorgue explique que c'est l'internaute qui a fait de Citégay un portail avec beaucoup de sexe en l'utilisant ainsi (annonces, forum, chat, etc.) et que Citégay n'a fait que suivre la demande du public sans la juger.
Cependant, il est clair que cette tarification de la "strate porno" de Citégay va forcément éroder la fréquentation du portail. Des internautes se retourneront vers des solutions gratuites : IRC, video-conférence via ISPQ, ICUII, ou encore vers des sites concurrents. Ces derniers joueront sur la gratuité des mêmes services pour s'accaparer du trafic.
Au terme de cette politique de protection et "masquage" de la partie pornographique, Citégay deviendra sans doute plus présentable aux yeux des annonceurs. Si toutefois, il arrive à conserver sa position de leader sur le web gai et lesbien.
Le passé nous a appris déjà comment l'internaute peut être infidèle... Citégay va avoir là l'occasion de tester la fidélité de son public.
Sommaire de lObservatoire Netgai.
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